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05/04/2006

Lyautey.

Ce matin, en faisant un döppler, je parlais avec le patient de l’origine du pouvoir de Hitler (en ce moment, c’est ma période).

 

Lever à midi, soirées cinéma (King-Kong était son film préféré), Hitler ne foutait pas grand-chose (théorie du « lazy dictator » de I. Kershaw), et se gardait bien de prendre une décision épineuse (un de ses ministre de l’agriculture a attendu 2 ans avant d’avoir une audience avec lui).

 

Bien évidemment, cela ne l’exempte pas du tout de l’écrasante responsabilité qu’il porte dans le déclenchement de la deuxième guerre mondiale et la Shoah. Il a su s’entourer de brutes bien plus douées que lui pour organiser et appliquer ses « visions ».

Rien ne se faisait sans son consentement, même tacite. Il suscitait plus qu’il n’ordonnait, contrairement à l’image que l’on se fait d’un dictateur.

 

Le patient m’a alors sorti une magnifique citation de Lyautey, qui résume le summum de l’autorité :

 « Ne rien faire, tout faire faire, mais ne rien laisser faire ».

 

Pour mémoire, Clemenceau avait dit de ce brillant militaire et homme d’Etat :

« Ça, c'est un homme qui a des couilles au cul. Dommage que ce ne soit pas souvent les siennes »

20:22 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (8)