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27/12/2006

Perspective

medium_DeBakey.jpgJ’aime bien les articles comme celui-ci. Sans prétention, il part d’un détail (ici, l’infarctus du Président Eisenhower) pour ensuite s’envoler littéralement et nous donner une perspective saisissante sur une évolution (ici, les progrès médicaux depuis 50 ans), avant de revenir à son point de départ.

 

Merci beaucoup pour cette ballade, cher Lawrence K. Altman. Je ne te connais pas, mais je profite de la familiarité donnée par Internet et cette période de fêtes pour te donner du « tu ». J’aimerais bien écrire comme toi, et éclairer ainsi mes lecteurs.

 

Je ne vais pas essayer de te singer, mais j’aimerais aussi livrer une petite anecdote personnelle.

Deux en fait.

Quand j’ai commencé mon internat de cardiologie (novembre 1997), les patients qui arrivaient avec une dissection aortique, quand ils arrivaient, passaient 7-8-9-12 heures au bloc opératoire, avant de finalement mourir ou vivre avec de grosses séquelles. Maintenant, quand les patients arrivent à l’Hôpital, ils ont une grande chance de s’en sortir vivants et sans séquelles. En début d’année, sur une de mes gardes, j’ai vu une dissection sortir en 4 heures. J’ai même lu que DeBakey, avait été opéré d’une dissection aortique le 9 février dernier et qu’il s’en était pas trop mal sorti. Ce géant de la chirurgie cardiaque a eu 98 ans le 7 septembre.

 

Un autre soir, il y a longtemps, en garde de cardiologie, je discutais avec une infirmière proche de la retraite.

Elle me racontait le début des unités de soins intensifs. Deux, trois, arrêts cardiaques par nuit en post infarctus, parfois simultanément, sinon ce ne serait pas drôle. Maintenant c’est rare. Elle se souvenait aussi que la trinitrine (médicament utilisé dans l’angine de poitrine) n’existait que sous forme orale. Etant donné sa demi-vie courte (pour faire simple, sa durée d’efficacité), elle devait placer 1 dragée de trinitrine sous la langue du patient toutes les 15 minutes. Toute la nuit, puis tout le jour après. Vous imaginez, toutes les 15 minutes ! Comment faisaient-elles avec plusieurs patients sous trinitrine ?

Maintenant, une forme IV existe. On branche le pousse seringue et hop, c’est parti pour plusieurs heures.

 

L’évolution de la médecine est vraiment fantastique. C’est aussi pour cela que j’aime mon métier.

21:50 Publié dans Médecine | Lien permanent | Commentaires (6)