« 2007-05-08 | Page d'accueil
| 2007-05-10 »
09/05/2007
Résistances j+3.
Trois nuits blanches à échafauder des plans pour lutter contre le nouveau pouvoir fasciste qui s’est installé dans notre pays à cause de la cécité du peuple.
Ils n’ont rien compris, malgré les leçons du passé.
Bientôt notre lutte clandestine sera célébrée, comme l’a été celle de la Résistance.
D’ailleurs, nous sommes des résistants, des vrais.
Avec un petit groupe d’amis, nous avons commencé à baliser le terrain vers la liberté, vers Punta Cana.
Des camarades y sont allés. Ils ont dénoncé la propagande des médias inféodés au grand capital. On nous ment, on y vit en effet très bien. Les travailleurs y sont heureux et l’argent y a été aboli, ils appellent ça le « Allinclusive ». Probablement un dialecte local.
Ah, l’ivresse de la clandestinité !
Résister, quel concept merveilleux !
Nous sommes allé faire des provisions au Leclerc du coin. Ironie de l’histoire, nous allons démantibuler le grand capital en nous fournissant chez eux. Comble du bonheur, avec les points accumulés, j’ai pu avoir un cadeau. J’ai choisi une lampe de poche à dynamo. Très pratique pour les opérations nocturnes.
Cinquante litres d’eau, des dizaines de boîtes de conserve, des kilos de farine, des centaines de soupes chinoises (pied de nez au grand capital, ces soupes deviendront le symbole de notre lutte), il faut approvisionner les caches. La caissière m’a regardé d’un drôle d’air, elle doit appartenir aux RG. J’ai pensé à payer en liquide pour ne pas laisser de trace. Peut-être n’aurais-je pas dû utiliser ma carte de fidélité ? D’un autre côté la lampe de poche nous sera utile. Il faut savoir prendre des risques quand on est un Résistant.
Nous avons prévu 4 itinéraires qui vont drainer l’ensemble du territoire. Tous aboutissent au point d’embarquement pour Punta Cana, qui est aussi le point névralgique du réseau : La Grande Motte.
Pourquoi une station balnéaire et pas un port ? Pourquoi une fuite par bateau et pas par avion ? Pourquoi partir de la Méditerranée ?
Et bien, pour brouiller les pistes, voyons !
La clandestinité, ça s’apprend.
Le secret, c’est notre talisman.
Nous avons déjà acheté le bateau et l’avons renommé le « Granpa ». Les initiés comprendront.
Doublant cette filière maritime, nous avons aussi prévu d’exfiltrer des travailleurs venus à Punta Cana par avion.
Incroyable organisation, n’est-ce pas ?
En fait, ils ne partent pas en vacances, ils fuient le pouvoir fasciste !
Nous nous sommes inspirés de l’exfiltration des falachas à partir d’une fausse agence de voyage de Dar Es Salam, montée par le Mossad. Les connaissances sont bonnes à prendre, d’ou qu’elles viennent.
Enfin, car ce n’est pas tout, j’ai personnellement supervisé la mise en route d’une imprimerie clandestine pour fabriquer de fausses cartes de l’UMP.
Des camarades ont entendu dire qu’elles remplaceraient à moyen terme les cartes d’identité.
Un scanner, une bonne imprimante, un mac (pouah, Microsoft, vilains capitalistes) et hop, je fais de vous un vrai petit liberticide bien propre sur lui. Nous conseillons dores et déjà aux membres du réseau de la présenter à chaque contrôle policier. Pour parfaire le déguisement, nous fabriquons aussi de faux Lacostes.
Ils ne passeront plus ! (J’avais pensé à « Ils ne passeront pas ! », mais ils sont déjà passés…).
09:00 Publié dans Divers et variés | Lien permanent | Commentaires (5)




