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26/11/2005
Aurea mediocritas
J’ai découvert par hasard (les générations futures diront « par Google ») qu’un site d’informations locales me citait.
Je suis bien évidemment ravi, et mon ego, souvent malmené, est au beau fixe ce soir.
La magie des blogs opère presque à tous coups.
De quidams anonymes dans la vie réelle, nous devenons partie intégrante, et agissante de la blogsphère.
D’où une des explications probables de son succès faramineux.
Lawrence Passmore donne des avis péremptoires sur l’Art, et quelques artistes, et clame sa haine des chats. Le moi réel qui tape ces mots est bien plus effacé, et n’éprouve pas grand-chose quand il croise un félin. Ma culture artistique est, il faut bien l’avouer, indigne même d’être citée.
Mais je ne suis pas dupe, Lawrence m’a considérablement apporté depuis sa création. Dernièrement, jamais je n’aurais écrit d’E-mail vengeur sur les plateaux repas à l’ensemble du CHU, si il n’avait pas été là, derrière moi à me pousser, pouffant de rire.
Merci à vous, auteur du « glaneur », que j’espère bien rencontrer à la soirée du 8 décembre.
D’autant plus que je vous ai emprunté l’idée de la planisphère indiquant la marche glorieuse du Soleil (je viens d’abandonner un roman historique se déroulant à l’époque de Louis XV, pour écrire cette note un peu ampoulée et brouillonne).
PS: Cette superbe psychée en fer forgé vient d'ici
23:05 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0)
Google Earth
16:40 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (1)
Plaisir d'automne
14:58 Publié dans ma vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0)
EPU
Parfois, j’anime des « soirées EPU » (enseignement post universitaire) sur un marqueur utilisé dans l’insuffisance cardiaque.
Le public est varié, généralistes, ou biologistes, entre 20 et 50 personnes.
En général, les cardiologues ne viennent pas à ce genre de soirées, ils se sentent peu ou pas concernés, ou estiment en savoir bien assez sur la question.
Le laboratoire qui me rétribue vend des appareils et les kits pour doser ce marqueur.
J’essaye de garder une certaine objectivité, et une liberté de ton dans ma présentation.
Ce n’est pas toujours facile car les sommes en jeu sont considérables, mais pour l’instant mon employeur ne m’a jamais censuré.
Donc hier soir, soirée dans un hôtel huppé.
Le bar est particulièrement accueillant, un feu crépite dans un foyer pyramidal au centre de la pièce aux murs sombres. Un couple s’enlace dans un canapé de cuir noir, deux coupes de Champagne attendant que leurs lèvres se libèrent. Un barman sourit derrière trois rangées de bouteilles illuminées par un retro-éclairage doux.
Le commercial de la firme est là, de même que le patron du labo de biologie à l’initiative de la soirée.
Ce dernier, 55-60 ans, habillé impeccablement, a un côté vieille France sportive marqué. Imaginez Ernest-Antoine Sellières en pilote de rallye automobile.
L’aisance financière émane de cet homme, mais pas de façon vulgaire et m’as-tu-vu. Une certaine classe bourgeoise.
Le patrimoine des biologistes est incomparablement plus important que celui, déjà conséquent des cardiologues ; on ne boxe pas dans la même catégorie.
On me présente son fils.
Là, changement de décor.
Blouson de cuir, mal rasé, un peu négligé, pas une remarque intelligente durant notre quart d’heure de conversation.
Je glisse un discret « Qu’est-ce qu’il fait ? » au commercial.
« Oh, je ne sais pas, il n’est pas biologiste, il fait de la gestion dans le laboratoire. »
Uhmm, j’espère qu’il a d’autres enfants.
Le public, donc composé de généralistes, ou de biologistes, n’a pas du tout les mêmes attentes, ou les mêmes questions.
Hier soir, Oscar de la question saugrenue d’un généraliste : « Avez-vous déjà dosé ce peptide chez des patients pré mortem ?
- Euh, chez des patients en réa cardio, en insuffisance cardiaque terminale…
- Non, je veux dire chez des patients agoniques, mais sans pathologie cardiaque
- Euuuuuuh, non, il faudrait faire une étude ».
Deux ans d’assistanat m’ont appris cela, toujours répondre à une question sans réponse, par « il faudrait faire une étude ».
12:40 Publié dans ma vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0)







