Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2006-02-17 | Page d'accueil | 2006-02-19 »

18/02/2006

Réponse au quizz

Le président de la Banque Nationale de Cuba n'était personne d'autre que le "Che" Guevara lui même!

Ici, le billet et un T-shirt reproduisant sa signature. 

Il est nommé par Fidel Castro le 26 novembre 1959.

 

Un plaisanterie devenue officielle raconte que le Che somnolait à une interminable réunion, lorsque Fidel castro demande un volontaire pour diriger la Banque Nationale, un économiste. Le Che sort de sa torpeur et lève la main. Tous le félicitent. C'est alors qu'il comprend sa méprise, il avait compris "y a-t-il un communiste parmi vous?"!!

 

Par autodérision, il signe les billets de banque par son nom de guerre: "Che". Il a d'ailleurs eu des ennuis avec cette plaisanterie. J'imagine mal le peu drôle Jean-Claude Trichet signer les billets "Jeannot", ou "Cloclo", ou que sais-je encore.

Le Che quitte ce poste en octobre 1960 pour celui de Ministre de l'économie. Ce ministre, là aussi atypique, va effectuer des centaines d'heures de "travail volontaire" à couper la canne à sucre, avec les autres ouvriers. Cette performance est d'autant plus remarquable que ce travail semble être harassant, et que le "Che" est un asthmatique sévère.

Ensuite, poursuivi par son désir de continuer la guérilla anti-impérialiste, il s'embarque dans une désastreuse expédition au Congo.

 

J'en reparlerai plus tard...

 

 

17:20 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (1)

Sortie de garde.

Garde bien ennuyeuse cette nuit en réa de chirurgie cardiaque.

Sauf à 22h21, ou un patient opéré du jour a déclenché  une magnifique torsade de pointes (mieux vue ici).


 La torsade de pointe est un drame shakespearien ou tous les éléments déclencheurs se mettent en place lentement mais inéluctablement.

 


Passons-les en revue, par ordre d’apparition :


- Une kaliémie un peu limite (3.6 mmol/l) mais potentiellement dangereuse sur un cœur fragilisé par l’intervention.


- Un QTc long (près de 0.64 sec.). Les étiologies sont probablement multifactorielles dans le contexte.


- Une bradycardie relative entraînée par la pose compensatrice suivant le doublet ventriculaire, tout au début de l’enregistrement (qui d’ailleurs déclenche un complexe stimulé, improprement appelé « N » par l’enregistreur).


- Le coup de grâce avec la survenue l’une ESV (flèche) en pleine période réfractaire du deuxième complexe nommé « N » (la aussi improprement, car il s’agit probablement d’un complexe de fusion).

  
Après, la sarabande commence (on peut admirer la "torsion" de l'axe des complexes avec pointes en haut puis en bas, d'ou le nom de "torsade de pointe" inventé par Desertenne, un français, en 1966).

 

La courbe inférieure est une courbe d’artère, comme vous le voyez, le débit cardiaque est quasiment nul.


L’infirmier, n’écoutant que son courage a bondi sur le patient, lui administrant un magistral coup de poing sternal. L’arythmie s’est réduite de suite, envoyant le brave Georges aux anges : « t’as vu comme je l’ai réduit !!! ».


Je l’ai un peu refroidi : «Uhmmm, c’est une torsade de pointes, ça se réduit tout seul au bout de 10-15 secondes ».


Georges est retourné boire son café, déçu.


On ne peut pas être héroïque tous les jours…Par ailleurs, je n'aime pas trop cette mode du coup de point sternal, surtout chez un patient qui a eu le sternum scié en deux le matin même!


Pour prévenir la récidive, j’ai accéléré son pace-maker externe à 100bpm, et lui ai fait passer 3 grammes de Kcl sur 3 heures.

  
Le reste de la nuit a été très calme.