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05/04/2007
L’autre image du SIDA.
Tout le monde connaît quelqu’un qui en est mort.
Tout le monde connaît les campagnes de prévention dans notre pays.
Tout le monde connaît les campagnes qui demandent de l’aide pour aider les pays en voie de développement en montrant souvent une mère et son enfant malades.
Uniquement des individus, alors que la catastrophe est globale.
Mais je veux vous faire voir deux autres images, grâce à l’outil développé par Gapminder (Cf. la note ici).
Ce sont celles d’un peuple qui meurt.
J’ai choisi le Lesotho car à ma connaissance, ce petit pays enclavé dans l’Afrique du Sud n’a pas subit de guerre civile massive (à peine une ou deux petites!), d’invasion, de catastrophe majeure depuis 1960. Seulement le SIDA. Mais au delà de ce petit pays, c'est l'Afrique et aussi une partie de l'Asie qu'il faut imaginer.
Regardons, recueillons-nous et pleurons l'agonie de peuples entiers, dont seule l’extraordinaire fécondité permet d’éviter la disparition.
10:45 Publié dans Bonjour tristesse | Lien permanent | Commentaires (0)
Odeur de sainteté.
Quand la gentille et pétillante endocrinologue passe voir un patient à la clinique, je lève le nez en reniflant et lui lance un tonitruant « Tiens, ça sent le caramel ! » à travers les couloirs.
Quand c’est le non moins sympathique gastro-entérologue, je me contente d’un cordial bonjour.
08:55 Publié dans ma vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (1)
La théorie des cordes.
C’est le nom du dernier bouquin de José Carlos Somoza, auteur d’origine cubaine, dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises.
Après l’antiquité grecque (La caverne des idées), le milieu de l’Art (Clara et la pénombre) et les conclaves de sorcières (la Dame numéro 13), Somoza explore le milieu de la physique théorique de haut vol.
La physique théorique est le domaine de recherche de personnages tels que Einstein et Hawking.
Dans le roman, un groupe de 10 scientifiques, isolés sur une île et dont les recherches sont financées par une mystérieuse organisation, réussissent le tour de force de pouvoir faire revivre le passé via un simple projecteur de cinéma.
Ils assistent ainsi à des scènes qui se sont déroulées au temps des dinosaures et au temps du Christ (qu’ils espèrent bien voir, d’ailleurs).
Bon, j’en suis à la moitié du roman (page 256, pour être précis) et le récit n’a pas vraiment démarré. L’auteur nous dit bien que l’on va être terrifié par ce qui va se passer la page d’après et qu’on va voir ce que l’on va voir, mais il ne se passe pas de quoi effrayer un chat. Pour le coup, la « Dame numéro 13 » était bien plus anxiogène. Enfin, même si je lis rapidement (Somoza n’est pas un manche pour écrire), je n’arrive pas à rentrer dedans comme je l’avais fait avec mon préféré, le fabuleux « Clara et la pénombre ».
Les personnages sont finement décrits (Somoza est psychiatre de formation), mais il s’englue un peu dans la description des théories physiques complexes qui permettent à nos héros de contempler un vrai dinosaure sur un écran de cinéma tout en mangeant des chips.
On s’imagine bien que le passé révélé va interagir avec le présent (le fameux « paradoxe temporel »), mais pour l’instant, je reste sur ma faim.
Difficile de renouveler le « Voyageur imprudent » de Barjavel.
On y retrouve les traits habituels des romans de Somoza : un génie inaccessible, une organisation mystérieuse et inquiétante qui épie une belle et jeune héroïne fragile, mais qui va se révéler être bien plus résistante que prévu. Un certain érotisme ambiant, mais sans aucun passage à l'acte.
Un psychiatre, je vous l'avais bien dit. Si Somoza avait été cardiologue, il y aurait des scènes de sexe débridé toutes les 3 pages.
« Tu vas l’avaler, dis, ma grosse sonde (d’ETO) », des scènes de bondage électrocardiographique, des scènes de suce décalage ST, "Montre moi ton QT, que je le mesure"...
Enfin, vous voyez ce que je veux dire….
Bon, je poursuis ma lecture.
Si il se passe quelque chose de palpitant, je referai une nouvelle note.
08:25 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (3)




