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11/07/2005

Meurtre sur la Voie Appia.

medium_voie_appia.jpg
Ce roman de Steven Saylor, publié aux éditions 10/18 est le prototype du bon roman de plage.
Avec quelque chose en plus…

Ce roman policier se déroule lors des derniers soubresauts de la République Romaine.
Il combine une description vivante, colorée et exacte de cette époque (S. Saylor est historien de formation).
L’intrigue est soutenue, et certains passages prennent aux tripes.
Aucun besoin d’avoir la moindre parcelle de connaissance sur l’Antiquité Romaine, l’auteur explique tout, sans jamais lasser.

Quelle sont les originalités de ce roman ?
Il y en a deux : cet ouvrage appartient à une série de huit romans (pour l’instant) qui se déroulent de façon chronologique. On y voit ainsi vieillir le Héros(Gordien l’enquêteur), et grandir sa famille (pour le moins atypique), excellente façon d’avoir une certaine complicité avec lui.
Ensuite, au moins deux romans sur les huit (celui çi, et le premier de la série, « Du sang sur Rome ») sont directement tirés de plaidoiries de Cicéron (le « Pro Roscio Amerino », sa première plaidoirie, et le « Pro Milone »). Etant à Paris à l’époque, j’ai acheté en texte bilingue du « Pro Roscio Amerino » dans une librairie de Saint Germain. C’est très intéressant de voir le point de départ, un fait divers sordide, et ce qu ‘en a fait Steven Saylor.
Je n’ai pas fait de recherche pour les autres livres, mais je suppose que le principe en est le même. A chaque roman, on croise des personnage célèbres : Cicéron, Pompée, César, Marc Antoine…

Hormis les deux romans que j’ai cités, j’ai été assez déçu par les autres (je n’ai pas lu « la dernière prophétie »). Le héros vieillit assez mal, et ses déboires familiaux prennent un peu le pas sur les intrigues, là sont les limites du caractère chronologique de la série.
Mais que cela ne vous rebute pas de découvrir cet auteur, capable de vous faire évader de façon intelligente, une fois n’est pas coutume.

Son site Web ici.

11:19 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

09/07/2005

La part d’ombre.

medium_l1020867.jpgChaque maison familiale a des recoins sombres où se terrent de petites et grandes terreurs.
Cette pièce, ancien grenier à foin de la maison est très typée années 70. Mes grands parents, pour une fois avaient consenti à une dépense superflue en engageant un architecte d’intérieur.
D’où les luminaires ronds, la moquette violette au plafond (heureusement assombrie), les fauteuils « crapauds », et le rideau de droite assez « psychédélique ».
Cette immense pièce, toujours froide, car sous les toits a toujours été pour moi l’endroit privilégié de mes terreurs enfantines (derrière le grenier toutefois). Elle m’était en principe interdite, ce qui majorait le petit frisson glacé qui parcourrait ma colonne vertébrale, une fois le seuil franchi.
Aujourd’hui, mes terreurs enfantines sont loin.
Mais d’autres sont apparues.
Mon fils de 3 ans et moi avons exploré cette pièce en cette fin d’après midi.
Il a demandé qui était sur la photo au dessus de la cheminée.
J’ai répondu que c’était moi.
Il a commencé à sangloter.
Il est à l’âge ou il commence à prendre conscience de la Mort, et que l’image qu’il a de son père n’est que transitoire, et que le temps passe, jusqu’à la Fin ; chaque photo ancienne de moi, ou sa grand-mère le lui rappelle.
"in sudore vultus tui vesceris pane donec revertaris in terram de qua sumptus es quia pulvis es et in pulverem reverteris" (Gn 3:19).
Je l’ai consolé.
Il a ensuite fait le tour des sept fauteuils autour du foyer, y assignant un membre de la famille actuelle :lui, son frère, ses parents, sa grand-mère, et son arrière grand-mère.
Un fauteuil est resté vide.
Je me suis alors souvenu, en cette belle journée, de tous ceux qui ont occupé en leurs temps ces fauteuils, et qui ne sont plus.
Une famille, c’est ça : des fauteuils autour d’un foyer, et des être humains qui les occupent un bref instant, avant de quitter définitivement la pièce.

Bientôt viendra le temps ou un enfant demandera qui est ce petit garçon avec son train en bois : « c’était ton grand-père ».

La photo ici.

20:35 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (2)

Deux jours de vacances...

Roulades dans l'herbe avec enfants et chiens.

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Siestes tout seul!
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Deux jours de vacances dans la maison familiale près de Lyon.

15:55 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2)