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04/06/2007

Il y a 18 ans sur la place Tian'anmen.

Pékin, le 5 juin 1989.

Docteur House.

De plus en plus d’infirmières me comparent avec le Dr House, dont je n’ai pas vu un seul épisode.

Enfin, pas tellement pour sa toxicomanie aux antalgiques, ni son esprit de synthèse exceptionnel (je serais plutôt du genre cardiologue à oeillères), mais surtout pour ses réparties acerbes.

Ah bon, moi, acerbe ?

Mais non, mais non….

 

En ce moment, je suis avide de vacances (j-5) et peut-être un peu plus acide que d’habitude.

Ce matin un patient éthylique chronique vient pour le bilan cardio-vasculaire d’une décompensation oedèmato-ascitique.

Il sort de sa campagne et n’a pas vu de cardiologue depuis son infarctus de 1996.

Je remarque des dizaines de cicatrices blanches sur ses avant-bras : « Je taille mes broussailles dans ma colline ».

Un peu plus tard: « Pourquoi ne pas avoir consulté de cardiologue en 11 ans ? »

« Euh, ben, c’est pas de ma faute… »

« Et bien, continuez comme ça, et vous allez leur servir d’engrais, à vos broussailles ! »

 

Un peu plus tard, un interne de néphro m’envoie une patiente de 95 ans. Admise pour une insuffisance rénale aiguë, elle est passée en fibrillation auriculaire et a fait un OAP à la suite d’un remplissage.

L’interne pose la question sur le courrier : « Etiologie de la fibrillation auriculaire ? »

Mon courrier de retour : « Etiologie claire pour moi : remplissage sur un cœur de 95 ans ».

 

Uhmm, le Dr. House a besoin de vacances.

02/06/2007

La libido à tout prix

Rien de bien passionnant du point de vue du cardiologue dans le numéro de Prescrire de juin 2007.

Par contre, la revue pointe un doigt accusateur (comme c’est souvent le cas) sur un médicament censé augmenter la libido féminine chez des patientes hystérectomisées et ayant bénéficié d’une ovariectomie bilatérale.

Il s’agit d’un patch de testostérone, qui doit être associé à une oestrogènothérapie.

Ce patch fait passer le nombre de relations sexuelles satisfaisantes sur une durée de 4 semaines de 3 à 5 au prix d’un hirsutisme, d’une raucité de la voix, d’une acné, d’une alopécie chez 18% des femmes sous traitement (contre 14% sous placebo, ce qui montre encore une fois l'incroyable puissance de l'effet nocebo).

Une partie de ces effets secondaires n’étant pas réversibles à l’arrêt du traitement.

Par ailleurs, la sécurité à long terme, notamment cardio-vasculaire n’a pas été étudiée.

Je vous conseille une visite sur le site qui vante les mérites de ce traitement, et je n’ai pas résisté au plaisir de vous reproduire ci-dessous le questionnaire proposé pour savoir si votre libido est en berne. Ca ne vous rappelle rien ?

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Même ma femme qui n’est ni ovariectomisée, ni hystérectomisée s’est sentie (un peu) concernée.