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29/08/2006

Edmund Blackadder

medium_Blackadder.jpgC’est un personnage de fiction incarné par l’acteur britannique Rowan Atkinson (RA).

Bien moins connu en France que Mr. Bean, Edmund a néanmoins fait la joie des téléspectateurs de la BBC dans les années 80.

J’ai rêvé cette nuit que RA était invité à la maison et nous faisait mourir de rire en nous racontant des histoires. De fait, je me suis réveillé le sourire aux lèvres ce matin.

Je ne tire pas d’interprétation extraordinaire de ce rêve, j’ai regardé la semaine dernière le pitoyable Johnny English à la TV.

D’où la rediffusion de RA sur canal-rêves, mais en bien mieux.

 

Pourquoi vous parler d’Edmund ?

Parce que c’est grâce à lui que j’ai connu RA lors d’un séjour linguistique au nord ouest de Londres, à côté de la petite ville de Leighton Buzzard (quand j’étais petit, je pensais qu’un gros oiseau charognard était perché en permanence sur le panneau à l’entrée de la ville, un peu comme le vautour de Lucky Luke).

 

Edmund Blackadder est un personnage vil et ambitieux ; bête et méchant sont les deux adjectifs qui viennent à l’esprit. En fait « ils » sont bêtes et méchants car la série de sitcoms représente la vie peu glorieuse de différents descendants de la même famille, à différentes époques. Au fil du temps (qui s’échelonne entre la « Guerre des Roses » et la première guerre mondiale), les Blackadder perdent inexorablement leur rang et Edmund,  de prince héritier du trône termine en simple trouffion dans les tranchées.

 

Un épisode m’avait plus particulièrement marqué : « Beer », diffusé pour la première fois le 13/02/1986 (merci Wikipedia). Cet épisode se déroule durant le règne d’Elizabeth I (1558–1603)

 

Dans cette épisode, des parents de Edmund (oncle et tante Whiteadders), très puritains très riches et sans enfants, débarquent à l’improviste chez lui, alors qu’il est en plein concours de beuverie avec Lord Melchett. Ils viennent pour parler héritage et vérifier que Edmund est un bon chrétien.

Les puritains dans une pièce, les braillards dans l’autre, et Edmund qui passe de l’une à l’autre, de plus en plus aviné.

Ce qui m’avait fait hurler de rire, c’est le costume des puritains. On le voit sur la photo : chape du bure blanche, et gros crucifix pectoral en bois. Bon, rien de bien drôle pour l’instant ; mais les trois crucifix plantés sur chaque épaule et au sommet de la capuche sont du plus bel effet. D’autant qu’ils dansent et virevoltent, la colère et la boisson aidant (à la fin, les parents puritains participent à la beuverie).

Au cours de l’épisode, ils demandent à manger, que des navets crus, bien évidemment, puritanisme oblige.

Le pauvre Blackadder leur fait servir par erreur un plat de navets destiné initialement à la pièce à côté.

Un énorme navet taillé en forme de pénis arrive dans l’assiette de la tante. L’oncle et Edmund sont les seuls à savoir quelle est cette forme, d’où immense gène et confusion devant la tante tenant bien haut ce navet, et s’interrogeant sur cette curieuse forme.

Certes, ce n’est pas très très fin, mais le scénario regorge d’inventivité et de non sens.

Vivement une rediffusion sur France 3, mais je crains que les crucifix en folie et la satire ne refroidissent les programmateurs.

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« Trivia », comme on dit en bon français.

Quel est le point commun entre cet épisode, « beer »,  situé en pleine période élisabéthaine et Star Wars épisode IV ??

 

Réponse ici.

(copiez-collez le lien dans la barre d'adresse, le blog refusant le lien direct avec le mien) 

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Je viens juste d’en trouver un autre entre ce même épisode et Harry Potter !

Décidemment, cet épisode est un véritable nœud ésotérique !

Tout est dans tout (et vice versa).

Réponse ici (photo du milieu et numéro 66) 

28/08/2006

C’est la saison des…

recommandations en cardiologie !

Celle sur l’anticoagulation de la fibrillation auriculaire a le mérite de simplifier la prise en charge :

Pas de facteur de risque Un seul facteur de risque modéré (âge 75 ans, insuffisance cardiaque, HTA, FEVG = 35% ou diabète > 1 facteur modéré ou au moins un facteur majeur (AVC, AIT, embolie, RM, prothèse valvulaire)
Aspirine 81-325 mg Aspirine 81-325 mg ou AVK INR 2 à 3 AVK INR 2 à 3

 

   

   

  

Recommandations ESC/AHA/ACC récupérées sur l’excellent theheart.org

11:30 Publié dans Médecine | Lien permanent | Commentaires (7)

27/08/2006

Rajout à la note précédente.

Pas vraiment de quoi faire une note, mais je n’ai pas envie de rallonger le texte ci-dessous

Je cherchais désespérément, en le rédigeant, un exemple d’ « ésotérisation » de cette infirmière.

Je viens d’avoir un flash, en mangeant

 

Vendredi, pendant la pause café du matin, je parlais de la liberté de faire telle ou telle chose.

Je ne sais plus quoi, mais probablement rien de bien fascinant, étant donné le peu de hauteur que je suis capable d’atteindre le matin, avec une tasse de café à la main, entre les visites des deux étages.

Illico, la remarque fuse :

« Je suis sûr que tu aimerais la franc-maçonnerie !

- Euh, ah bon ?

- Tu as été approché ? »

 

J’ai adoré son petit air de conspiratrice, le visage en avant, les yeux plissés. J’ai aussi adoré l’absence de complément d’objet indirect de la dernière remarque.

 

En faisant la vaisselle, je me suis rappelé de deux rires de patients, le même jour (en tout cas, de quoi étoffer cette note croupion).

 

La première, une dame de 70-75 ans qui a fait un infarctus à coronaires saines, à l’annonce de la mort de son mari, il y a deux semaines (peut-être le « takotsubo » des auteurs japonais). Les séquelles physiques sont peu importantes, mais elle est encore sous le choc, et ses yeux se brouillent fréquemment durant la journée.

Elle me parle d’une assurance dépendance qu’elle a souscrite il y a quelques années.

« Vous croyez qu’ils vont me verser de l’argent ?

- Uhmm, je ne crois pas, vous avez peu de séquelles.

(Elle fait la moue)

- Mais j’ai peut-être un moyen !

- Ah ?

- Quand vous verrez votre agent, faites la neuneu ! »

Elle me fait une trogne de neuneu magnifique et éclate de rire.

Que c’est bon de la voir ainsi.

 

Le second a fait un gros infarctus, il a un caillot de sang accroché à la pointe du ventricule. C’est une véritable épée de Damoclès, qui persiste malgré son traitement anticoagulant. Il ne peut pas faire d’épreuve d’effort, ni de rééducation. On a en effet toujours peur que le caillot parte.

Le contrôle échographique du vendredi montre que ce dernier a totalement disparu. Immense soulagement pour le patient et moi.

J’appelle la cardiologue qui devra lui faire une épreuve d’effort le lendemain :

« …et il ne reste plus rien.

- tu es sûr ? »

(Non, mais quelle question ?!)

Le téléphone portable à l’oreille, je demande au patient de sauter à pieds joints ; il s’exécute.

« Bougez les bras »

Il les bouge.

« Tu vois bien, je n’ai rien décroché ! ».

La cardio, le patient et moi sommes hilares.

 

(Ouf quand même)