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15/09/2006

Le réveil

medium_rea.jpgLa remarque anodine d’un interne de réa de chirurgie cardiaque a sensiblement modifié ma perception. « Ils sont tous arrivés, tu n’auras qu’à les réveiller », alors que je me changeais dans la chambre de garde. « Tant mieux ». Mais j’étais troublé. J’ai appréhendé en quelques secondes ce que je suis depuis des années, mais que je n’avais jamais réussi à définir de manière satisfaisante. Je ne suis pas un « cardiologue-réanimateur », mais un « cardiologue-réveilleur ». C’est d’autant plus troublant que Sally me demande de la réveiller tous les matins à 7 heures depuis la rentrée, pour préparer les petits. Je la réveille d’un bisou sur l’épaule gauche.

Que ne puis-je le faire pour les patients qui ne se réveillent pas….

   

14/09/2006

Précarité

"La précarité peut se définir comme une très forte incertitude quant aux chances de pouvoir récupérer ou conserver une situation acceptable dans un avenir proche.

 

C'est une notion fortement subjective et relative, puisqu'elle est définie par rapport à ce qu'on peut considérer comme une " situation acceptable ". Ainsi, selon la situation, plein emploi ou non, selon le code du travail en vigueur, mais aussi selon le type de société, de modèle social ou de culture la notion de précarité sera différente."

 

 

Définition de Wikipédia et actuellement concept dominant dans ma vie .

06/09/2006

Adagio de Barber.

medium_adagio.jpg« J’aimerais bien que l’on joue l’Adagio de Barber à mon enterrement », me dit un jour un collègue.

« Ah ?

- Oui, même si tu es une parfaite ordure, les gens pleurent quand même… »

 

De fait, indépendamment des mérites des défunts, cette pièce est très utilisée lors des enterrements : F.D. Roosevelt, J.F. Kennedy, la Princesse Grace et dernièrement Rainier III.

C’est, en tout cas, nettement plus classe que le « P’tit Quinquin » joué pour la cérémonie de P. Beregovoy.

Des auditeurs de la BBC l’ont élue comme « musique classique la plus triste » de tous les temps en 2004  (c'est typiquement britannique  comme idée de palmarès).

 

J’aurais une préférence pour la suite N°1 pour violoncelle de Bach. L’adagio est décidemment bien trop triste (snif-snif…).